Ariel Sharon et la nouvelle Intifada islamiste
N'en déplaise à tous ceux qui accusent Ariel Sharon d'être l'unique responsable de la nouvelle intifada - déclenchée par la « provocation » de la visite sur l'esplanade des mosquées en septembre dernier (visite pourtant effectuée plusieurs années de suite sans qu'il n'y ait eu de réactions) - et donc de l'échec des accords de paix de Camp David, le nouvel embrasement des territoires occupés est en réalité, outre les responsabilités israéliennes, à la fois le résultat d'une stratégie belliciste de l'OLP, du Fatah et de leurs alliés islamistes, et de la politique de concessions d'Ehoud Barak.
En effet, depuis la libération, l'année dernière, d'une centaine d'activistes du Hamas et du Jihad islamique, et surtout depuis le retrait sans conditions de Tsahal du Liban-Sud en mai 2000, l'ex Premier Ministre Barak a non seulement signé son arrêt de mort politique, mais il a objectivement incité les mouvances les plus radicales à reprendre la lutte contre l'Etat Juif « impie », que les Islamistes et l'un des successeurs potentiels d'Arafat, Marwan Barghouti, contestent non pas uniquement dans ses excès (« apartheid ethnique », installation de colons, etc), mais dans son existence même et son caractère non-musulman.
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