François Costantini: Le Liban de tous les risques
Alors que le Parlement libanais a reporté la scéance de désignation du nouveau Président, François Costantini, Chargé de recherche à la Fondation pour l’Innovation Politique et Professeur à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth, répond aux questions de France Soir.
Read MoreL’indépendance du Kosovo: rêve des Albanais, cauchemar des Serbes...
L’envoyé spécial de l’ONU au Kosovo, Martti Ahtisaari, a récemment proposé de séparer le Kosovo de la Serbie, véritable acte de naissance d’un nouvel Etat sur des bases démographiques permis par la défaite de la Yougoslavie face aux forces occidentalo-américaines en 1999.
Mais sur le plan du droit international, ce nouvel Etat violerait la résolution 1244 de l’ONU qui préconisait le maintien de la Province du Kosovo, certes peuplé à 85 % d’Albanais, mais cœur historique de la Serbie et de l’Eglise orthodoxe serbe, dans le giron serbo-yougoslave, c'est-à-dire dans les frontières internationalement reconnues de la Serbie. L’Espagne, la France et la Grande Bretagne soutiennent la proposition d’Ahtisaari, appuyée par les Etats-Unis, qui abritent depuis longue date un lobby albanais-anti-serbe influent, tandis Moscou envisage de bloquer la proposition d’indépendance par son véto à l’ONU. Autre problème, moral cette fois-ci : une récente note des services secrets allemands, le BND, rédigé par le Général de Brigade Luke Neiman, a révélé que M. Ahtisaari, lié aux leaders séparatistes Albanais, aurait reçu de ces derniers des sommes d’argent considérables. En attendant de voir si ces rumeurs qui font actuellement scandale en Allemagne sont fondées, la perspective d’indépendance du Kosovo risque de raviver la crise déjà ouverte entre la Russie et l’Occident. D’autant que les Etats-Unis sont prêts à l’imposer aux Serbes et aux Russes en contournant l’ONU. Or cette perspective inquiète les non-Albanais du Kosovo, victimes depuis 1999 d’une épuration ethnique qui ne dit pas son nom.
L’Affaire Betancourt : la méthode Sarko après le succès libyen
Ingrid Betancourt a été libérée ! Telle est la rumeur qui courait à Paris lorsque l’on apprit le 4 août dernier que la franco-colombienne retenue en otage chez les guérilleros colombiens des FARC, allait être libérée, ceci grâce à la médiation du président vénézuélien Hugo Chávez, dont le pays accueille depuis des années la base-arrière des FARC. D’après cette même rumeur, colportée à partir d'une source militaire colombienne par Patricia Poleo, une journaliste vénézuélienne exilée à Miami, Caracas et Paris discuteraient d'un marché d'armement (Chávez voulant acquérir des avions Mirage), objectif semblant concorder avec la déclaration de Nicolas Sarkozy au moment de sa victoire du 6 mai 2007 : « La France n’abandonnera pas Ingrid». Certains parlent même d’une prochaine mission « à la libyenne » de Cécilia Sarkozy, parfaitement hispanophone et préoccupée par ce dossier. D’où la demande exaucée de Sarkozy de libérer le 4 juin 2007 l’un des chefs des FARC, Rodrigo Granda, exilé à Cuba.
L'Affaire libyenne
L’Affaire Libyenne, simple continuité française
ou premier scandale du septennat Sarkozy ?
Par Alexandre del Valle
L’affaire libyenne a déjà déchaîné de passions. Il est temps d’introduire un peu de sérénité géopolitique dans le débat. Rappelons tout d’abord que la Libye n'est que le 75ème client et 46 ème fournisseur de la France, quant à elle son 6ème fournisseur. Cette place modeste s’explique par le contentieux né de l'attentat perpétré par la Libye en 1989 contre le DC-10 d'UTA* provoquant la mort de 54 Français. Cet obstacle a été levé en 2004, depuis que l’Etat libyen a accepté le principe d’un dédommagement des familles des victimes. Le second obstacle à un réchauffement des relations franco-libyennes était la condamnation à mort des infirmières bulgares dont la libération constituait une priorité du début de septennat de Nicolas Sarkozy. Ces deux obstacles levés, est-il si choquant que le Président Sarkozy ait été le premier chef d'Etat étranger à fouler le sol libyen depuis la crise ?
Interview du leader des rebelles du Darfour (SLM)
INTERVIEW d’Abdul Wahi Al Nour,
Fondateur du Mouvement de Libération du Soudan (SLM)
et leader de la rébellion du Darfour
Propos recueillis par Alexandre del Valle
Pour France Soir
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