Intervista all'ex-Presidente del Senato Marcello Pera
Ancien Président du Sénat, le sénateur Marcello Pera, proche de Silvio Berlusconi et président du think thank L’Occidente, est convaincu que la Droite italienne reviendra très bientôt au pouvoir.
Read MoreSarkozy a raison de critiquer l'Euro fort!
Le piège de l’euro fort pourrait être évité si la Banque centrale européenne pratiquait des taux d’intérêt différents d’un pays à un l’autre, Entretien avec Ewald Kramer*
Read Moreantoine Asaf et Selim Jahel: deux témoins historiques du conflit libanais
Comment se présentent aujourd’hui les élections présidentielles au Liban ?
France Soir : Monsieur Assaf, vous êtes un écrivain libanais réputé, proche du bloc démocratique majoritaire anti-syrien, quel est votre avis sur la situation politique libanaise ?
Antoine Asaf: Après l’ajournement de la première échéance électorale du 25 Septembre (à cause du boycottage des députés de l’opposition du Hezbollah et du Courant Patriotique Libre du Général Aoun), tous les scénarios sont possibles. 1/ Un scénario classique et constitutionnel : les 128 députés du Parlement élisent un Président à la majorité absolue avant la date réglementaire du 23 novembre, et là le mouvement du 14 Mars avec ses 69 sièges (moins celui du dernier député assassiné Antoine Ghanem), élit un Président issu de ses rangs, même en l’absence des 59 députés de l’opposition, puisque le quorum de 2/3 (86 députés) est plus une tradition parlementaire permettant un consensus qu’une exigence constitutionnelle. Trois candidats sont cités :Robert Ghanem, Nassib Lahoud, et Boutros Harb. 2/ le scénario de la rébellion : l’opposition refuse le Président élu à la majorité absolue, pousse le Président sortant Emile Lahoud à rester et à former un gouvernement parallèle. Il y aura alors deux Présidents, deux Gouvernements, et le pays sera livré à l’inconnu, peut être à la guerre civile. Certains espèrent encore un scénario consensuel (3): trouver le candidat agréé de la Majorité et de l’opposition, mais la majorité refuse, affirmant que le candidat consensuel doit venir de ses rangs. Reste le scénario du salut (4) : apporter un amendement à la constitution permettant au chef d’Etat Major des Armées d’occuper le siège de Président pour éviter le vide constitutionnel et les dangers auxquels ce vide pourrait exposer le pays.
Masri Féki: « L’Axe syro-iranien »
Suite à la polémique autour des déclarations de Bernard Kouchner, nous donnons la parole à l’intellectuel égyptien Masri Feki, président de l’Association Francophone d’Etudes du Moyen-Orient (AFEMO), et auteur d’un ouvrage sur l’Axe syro-iranien*, qui analyse la menace iranienne, dont l’allié majeur au Proche-Orient est la Syrie, qui parraine le Hezbollah, assassine les députés chrétiens au Liban et soutient le mouvement islamiste palestinien Hamas, financé par Téhéran.
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CHYPRE
La question chypriote, obstacle à l’entrée de la Turquie dans l’UE ?
Après la visite du Président turc dans la partie illégale de Chypre
Récemment élu, le Président turc Abdullah Gül, « islamiste modéré », issu du Parti AKP, a été présentée comme un homme de dialogue susceptible de plus de souplesse que les nationalistes sur la question de Chypre, occupée depuis 1974 par la Turquie. La visite du 19 septembre dans la partie occupée de l’île a démontré qu’il n’en est rien. Sur la même ligne que les militaires laïcs, Gül n’a pas plaidé la réunification de Chypre, exigée par l’ONU et l’UE, mais la sécession : «il y a deux peuples différents à Chypre, deux démocraties différentes, deux Etats différents et deux religions différentes »… Il est vrai que les dirigeants chypriotes turcs ont toujours été pour la séparation. Mais c’est la première fois qu’un Président turc déclare publiquement ses visées sécessionnistes. Le « syndrome du Kosovo »* commence à faire effet.


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