M. Koné a été le directeur de Cabinet du leader des Forces Nouvelles, Guillaume Soro, durant la rébellion. Il fut chargé de la question épineuse des élections. Désireux de dépasser les drames de la guerre civile, Koné est l’un des hommes qui comptent en Côte d’Ivoire. Il livre pour France Soir ses commentaires sur la crise ivoirienne et les conditions d’une paix durable.
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Entretien avec Amadou Koné, Ministre de l’Intégration de Côte d’Ivoire
Lundi, 18 février 2008
Entretien avec Tassos Papadopoulos, Président de la République de Chypre
Entretien conduit par Alexandre del Valle et Jean Catsiapis
Pour Politique Internationale (février-mars 2008)
Alexandre Del Valle et Jean Catsiapis— Monsieur le Président, à quelques jours de l’élection présidentielle du 18 février, vous restez favori dans les sondages. Pensez-vous que votre popularité soit sortie renforcée du bras de fer qui, en 2004, vous a opposé à l’ONU lors du référendum sur le plan Annan?
Tassos Papadopoulos — Les gens ont, à mon avis, une vision plus globale du bilan de notre gouvernement ; ils ne se limitent pas au plan Annan. En matière économique et sociale, nous avons fait du bon travail. Notre programme électoral a été réalisé à 90 %. À ma connaissance, peu de gouvernements peuvent se vanter d’aussi bons résultats. Si 10 % de nos promesses n’ont pas été tenues, c’est parce que leur mise en œuvre ne dépendait pas exclusivement de nous. Par exemple, nous souhaitions sensibiliser la population aux dangers de la route afin de limiter le nombre d’accidents de la circulation : c’est le genre de chose que le gouvernement ne peut pas faire tout seul car, pour cela, il faut changer la mentalité des gens. Mais, dans d’autres domaines, nos performances sont excellentes.
Pour en revenir au référendum, non seulement j'étais en droit de m’exprimer sur la question mais, en tant que négociateur pour la Communauté chypriote grecque, c’était même mon devoir. Je me devais de dire au peuple ce que je pensais des négociations qui avaient mené au plan Annan. Comme vous le savez, j'y étais fortement opposé. Le fait que 76 % des Chypriotes grecs aient choisi de soutenir ma position n’a aucun rapport avec ma propre personne ou mon parti. Il se trouve que mon point de vue coïncidait avec celui de la majorité des Chypriotes.
L'Indépendance du Kosovo : la Boîte de Pandore des séparatismes ethniques?
Face aux réserves des « frères orthodoxes » et au véto russe que Moscou menace de brandir à l’ONU pour empêcher toute indépendance du Kosovo, le "premier ministre" kosovar et ex-combattant de l’UCK albanaise (mouvement terroriste lié à la Mafia albanaise qui avait réclamé la sécession et déclenché les représailles serbes puis l’intervention américaine en 19898-99), Hachim Taçi, avait voulu rassurer en déclarant à Bruxelles qu'il ne « ferait rien en ce qui concerne l'indépendance du Kosovo sans l'accord de l'UE et des Etats-Unis »... Mais chacun sait que la majorité des Etats de l’UE et les Etats-Unis ont d’ores et déjà assuré qu’ils ne s’opposeraient pas à la sécession du Kosovo. C’est ainsi que le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki Moon s’est rendu dans les Balkans pour faire pression sur les pays européens hésitant encore à reconnaitre l'indépendance de la province serbe. Quant à la secrétaire d'état américain Condolezza Rice, plus directe encore, elle a appelé les Européens à ne pas attendre pour entériner l’indépendance future de la province serbe peuplée majoritairement d’Albanais et qui a été vidée de ses minorités serbes depuis la guerre de 1998-99. Washington s’emploie ainsi à convaincre des pays aussi différents que le Japon, les Etats islamiques du Golfe ou la Turquie, avertissant même que l’indépendance pourrait se faire en l’absence d’unanimité européenne, 15 pays favorables sur 27 étant jugés « suffisants »...
Or les conséquences géopolitiques de l’indépendance unilatérale du Kosovo sont nombreuses :
1/ elle inciterait nombre d’Etats dans le Monde à défier le droit international et le statu quo des frontières reconnues, faisant imploser pléthore d’Etat fragiles et multiculturels, pas uniquement en Afrique ou en Asie ou en Amérique latine, mais jusqu’à nos démocraties pacifiques : Belgique, menacé de partition entre Flamands et Wallons ; Italie du Nord avec le sécessionnisme de la Ligue du Nord, voire avec la Sicile et la Sardaigne; Espagne avec le terrorisme basque et l’autonomisme catalan, sans oublier leurs émules récentes l'Andalousie et la Galicie ; Grande Bretagne, avec l'Ecosse, notamment; France, avec la Corse, mais aussi la Nouvelle Calédonie et les Antilles françaises, etc; et bien sûr la République de Chypre, menacée par les intentions sécessionnistes désormais officielles de la République turque du Nord illégale, qui occupe pour le compte de la Turquie et en présence de 40 000 sodats turcs, le Nord de l'île de Chypre, etc.
2/ Elle pourrait provoquer le retour des guerres ethniques dans les Balkans et rompre le fragile équilibre instauré depuis la guerre du Kosovo: le nord de la province du Kosovo peuplé de Serbes, de plus en plus inquiets pour leur survie, face à la majorité hostile albanophone, pourrait lui aussi faire sécession du Kosovo indépendant, pour se joindre à la Serbie, ce qui pourrait provoquer une nouvelle crise grave entre Albanais et Serbes. Le fait que les Albanais du Kosovo s’unissent progressivement à l’Albanie voisine inciterait également les Serbes de Bosnie à remettre en question les accords de Dayton et à rejoindre la Serbie, puis les Croates de Bosnie-Herzégovine de faire de même et rejoindre la Croatie mère. Les Magyares (Hongrois) de Roumanie et de Serbie pourraient être tentés de reconstituer eux aussi la grande Hongrie et feraient imploser plusieurs Etats, etc… Sans oublier les sécessionnistes-indépendantistes albanais de Macédoine et du Monténégro, et même du Sud de la Serbie et de l'Epire du Nord (Grêce), qui, galvanisés par le dangereux précédent kosovar, pourraient franchir le rubicon et faire imploser plusieurs Etats, donnant à tant de rebelles du monde entier l'idée de remettre en questions "l'intangibilité des frontières", l'un des fondements du droit international et des Nations Unies...
Bref la boîte de Pandore du sécessionnisme, des rebellions indépendantistes et du micro-nationalisme ethnique et religieux risque de se rouvrir et de faire voler en éclat les mêmes postulats « multiculturalistes » et tolérants qui avaient présidé aux « guerres justes » anti-serbes des années 90 qui firent imploser l’ex-Yougoslavie, désormais remplacée par le virus des partitions ethno-nationalistes. Le syndrome de la "balkanisation" a de l'avenir et l'on comprend pourquoi l'Espagne et tous les Etats de la planète menacés par des rebellions sécessionnistes craignent tant l'indépendance annoncée du Kosovo...
Dimanche, 17 février 2008
Bloc-Notes proche-Oriental
Les réactions ont été extrêmement vives de la part de l’Iran, de la Syrie et des milieux terroristes anti-israéliens, après l’assassinat à la voiture piégée, à Damas, le 13 février dernier, du chef terroriste du Hezbollah Imad Moughnieh. Directement lié aux services secrets iraniens, l’homme il était considéré comme ''ministre de la Défense du Hezbollah''.
Mardi, 12 février 2008
Le syndrome du Kosovo ?
Les Albanais du Kosovo ont procédé dimanche, à Pristina, comme initialement annoncé, à leur proclamation d’indépendance, réalisant ainsi un rêve nationaliste après huit ans d'administration onusienne.
Continuer à lire "Le syndrome du Kosovo ?" »Mardi, 5 février 2008
Aznar, ou la droite décomplexée, entretien pour Politique Internationale
Les 3 et 9 mars prochains, les Espagnols éliront leurs parlementaires. Le Parti socialiste (PSOE) du premier ministre J.L. Zapatero, apparaît favori. Son principal concurrent sera le Parti populaire (PP, droite libérale), dirigé par Mariano Rajoy. Nombre d’Espagnols estiment pourtant que la droite aurait plus de chances de l’emporter si son ancien leader emblématique, J. M. Aznar*, qui dirigea le gouvernement entre 1996 et 2004, reprenait du service. Mais l’intéressé, dont le nom reste attaché au « miracle économique espagnol », semble avoir définitivement tourné la page… Il enseigne aujourd’hui à la Georgetown University de Washington et sillonne la planète. Son influence morale et intellectuelle sur le PP demeure prégnante, grâce au think tank libéral qu’il dirige, la FAES, dont le rayonnement s’étend jusqu’aux États-Unis et à l’Amérique latine. Une fondation à laquelle il assigne la tâche principale de redonner à la droite sa légitimité face à l’« hégémonie culturelle et intellectuelle » de la gauche. Quatre ans après la fin (provisoire ?) de sa brillante carrière politique, M. Aznar n’a rien perdu de sa détermination... C'est un homme humble, profond et chaleureux, aux antipodes des caricatures forgées par ses adversaires rouges-bruns-verts et par les médias, qui nous a reçu dans les locaux de l'Université de la FAEZ, à Madrid. A.D.V
Alexandre del Valle — Alors que l’Espagne s’apprête à connaître des élections parlementaires déterminantes, vous tirez le signal d’alarme. Selon vous, le pays se trouve sur une pente dangereuse : l’idée même de liberté est remise en question. Cette préoccupation guide votre dernier ouvrage, qui se présente sous la forme d’un recueil de lettres écrites à un jeune Espagnol auquel vous expliquez votre vision politique. En quoi la liberté est-elle en danger en Espagne ?
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Dimanche, 3 février 2008
La Caduta del Governo Prodi: l'analisi di Roberto de Mattei
INTERVISTA al Prof Roberto de Mattei, a cura di Alexandre del Valle; France soir 4 febbraio 2008
Professore, Come Lei interpreta e perché è caduto il Governo Prodi?
Le elezioni del 2006, che hanno portato al Governo Prodi, si erano concluse in parità, tra le de coalizioni di destra e di sinistra. Prodi vinse per poche migliaia di voti, ma rifiutò ogni forma di collaborazione con l’opposizione, pretendendo di governare in maniera autocratica. E’ caduto perché la sa maggioranza parlamentare era troppo esigua e dilaniata da lotte interne. Ma egli è caduto soprattutto perché ha governato male, irritando anche coloro che lo avevano votato. Il governo Prodi è stato uno dei peggiori governi italiani degli ultimi venti anni,





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