Il n'y a pas de "malédiction arabe"! Pour la première fois, un pays musulman, la Tunisie, s’est libèré démocratiquement et seul d’une dictature. Le président tunisien Ben Ali a dû en effet renoncer au pouvoir après un mois de "révolution du jasmin ». Les Tunisiens ont ainsi démontré qu’une société arabo-musulmane peut se libérer d’une tyrannie sans violence et grâce à ses seules forces vives intellectuelles, estudiantines, syndicales, etc. A l’heure d’internet, des tv satellites et de l’accès de la jeunesse à l’éducation et aux outils de la mondialisation, la révolution du jasmin a donné des idées aux oppositions démocratiques qui ont aussi manifesté en Algérie, en Jordanie, ou en Egypte, face à la pauvreté, à la dictature et à la corruption. Mais l’enjeu fondamental pour la survie du pays musulman le plus laïc est de savoir qui récupèrera la « révolution ». Et c’est cette préoccupation qui explique l’attitude non pas coupable mais prudente de Nicolas Sarkozy et du gouvernement les jours qui ont précédé l’exil définitif de Ben Ali.
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