NAISSANCE D'UN FASCISME ISLAMISTE ?
Au lendemain de la tragédie du 11 septembre, comme lors de chaque vague d'attentats islamistes qui traumatisèrent la France, la dénonciation du terrorisme islamiste est l'occasion de perpétuer le lieu commun du monde islamique "majoritairement modéré" et "ami de l'Occident".
Or, qu'on le veuille ou non, et même si l'on doit combattre les amalgames, le monde musulman en général - et pas seulement les Talibans et les wahhabites - est réceptif aux thèses xénophobes anti-occidentales, anti-chrétiennes et anti-juives. A l'instar de l'Allemagne et de l'Europe des années 30, c'est bien à une idéologie de la haine de l'Autre à laquelle on est confronté. Face à ce totalitarisme islamique, les sociétés démocratiques se trouvent démunies. Au nom du pluralisme, elles ouvrent en effet leur porte à leurs pires adversaires, mettant ainsi en danger leurs valeurs fondatrices et leur survie même. Si elles ne veulent pas en arriver là, il faudra bien, un jour, qu'elles refusent la liberté aux ennemis de la liberté.
L'intégralité de cet article se trouve sur ce site et dans celui de la Revue Politique Internationale, n°95; printemps 2002. Politique Internationale - La Revue n°95 - PRINTEMPS – 2002
English: The rush to denounce Islamic fundamentalist terrorism in the aftermath of the tragic events of September 11 provided an ideal opportunity to perpetuate the cliché of the «mainly moderate», « Western-friendly» Islamic world, a stance trotted out after every wave of Islamist terror to strike France in recent years. Whether we like it or not, however (despite the problems inherent in generalization), the Muslim world in general - and not just the Taliban and the Wahhabites - is undoubtedly receptive to xenophobic anti-Western, anti-Christian and anti-Jewish ideas. This ideology of hatred of « the other» displays close parallels with Nazi Germany and the Europe of the 1930's. Democratic societies are powerless in the face of such Islamic totalitarianism. Their pluralist ideals lead them to open their doors to their worst enemies, thereby threatening their founding values, and even their very survival. To ensure their continued existence, democratic societies will one day have to start denying liberty to the enemies of liberty.
Espanol: Tras la tragedia del pasado 11 de septiembre - como durante la ola de atentados islamistas que traumatizó a Francia la denuncia del terrorismo islamista representó la ocasión ideal para afianzar el tópico de un mundo islámico «mayoritariamente moderado» y «amigo de Occidente». Ahora bien, lo queramos o no, e incluso si deben combatirse las confusiones, el mundo musulmán en general - y no sólo los talibanes y los wahhabitas - es receptivo a las tesis xenófobas antioccidentales, anticristianas y antijudías. Al igual que en Alemania y en la Europa de los años 30, estamos enfrentados a la ideología del odio del prójimo. Ante este totalitarismo islámico, las sociedades democráticas están desarmadas. En nombre del pluralismo, estas sociedades abren las puertas a sus peores adversarios, poniendo en peligro sus valores fundamentales e incluso su propia supervivencia. Si no quieren llegar a esta situación, será preciso que nieguen la libertad a los enemigos de la libertad.

