La Chine adoube le futur homme fort de la dictature nord-Coréenne
Le dictateur nord-coréen, Kim Jong-il a effectué ce week end un voyage de 3 jours en Chine au cours duquel il s’est entretenu avec son homologue chinois Hu Jintao dans un hôtel de Changchun, dans le nord-est de la Chine.
Avec 2 visites en Chine en moins de 3 mois, le « Cher dirigeant » nord-coréen n’a jamais autant voyagé hors de son pays. Prolongeant un séjour de la plus haute importance, Kim Jong-Il a snobé l’ancien président américain Jimmy Carter, qui se trouvait à Pyongyang au même moment et espérait le rencontrer. Carter a tout de même réussi, après avoir été reçu par le n°2 du régime, à obtenir la libération de l’otage américain, Aijalon Mahli Gomes, condamné à 8 ans de travaux forcés pour avoir franchi illicitement la frontière nord-coréenne depuis la Chine. Cela dit en passant, la façon dont la dictature nord coréenne (mais aussi des régimes comme l’Iran ou la Libye) traitent les immigrés illégaux devrait susciter une plus grande indignation des défenseurs des droits de l’homme et de l’ONU, étrangement focalisés sur la France et l’Italie démocratiques… Nos donneurs de leçons de morale « anti-fascistes » donnent littéralement dans l’obscène lorsqu’ils comparent la situation des tziganes en France à celle des Juifs sous Vichy. Ils voient la paille infamante dans les yeux de nos généreuses démocraties (protégeant les droits des immigrés) alors qu’ils nient la poutre qui défigure les dictatures islamistes ou communistes dont ils sont complices par haine de l’Occident judéoèchrétien et des sociétés bourgeoises.
Mais revenons à nos moutons. L’objectif de la visite était triple : 1/ « informer » le protecteur chinois de la volonté du dictateur Kim Jong-il (68 ans, malade et victime d’une attaque en 2008) de transmettre le pouvoir à son plus jeune fils, Kim Jong-eu (27 ans), élu à l’Assemblée populaire suprême l’année dernière. La succession pourrait être officialisée lors de la réunion des cadres du Parti des travailleurs (parti unique, communiste) qui nommera Kim Jong-eu à un poste-clé. 2/ demander un soutien économique à la Chine après les inondations d’août qui ont ravagé des provinces nord-coréennes et détruit les récoltes. Côté chinois, le renouvellement du soutien politique et financier au régime nord-coréen vise aussi à réagir à la série d'exercices militaires américano-sud-coréens en mer Jaune qui ont indisposé Pékin. 3/ Obtenir le maximum d’aides de la part de la Chine en échange d’une reprise des pourparlers sur le nucléaire. En effet, malgré les contentieux autour des programmes de défense américano-sud-coréens dans la Région, Pékin est embarrassé par les provocations de son imprévisible allié nord-coréen totalitaire et veut relancer les « pourparlers à six » sur le programme nucléaire militaire nord-coréen. D’où la visite de l’émissaire chinois sur les questions nucléaires, Wu Dawei, à Séoul jeudi dernier. Pékin propose donc une réunion préparatoire aux pourparlers à six. Mais la Corée du Nord boycotte les pourparlers depuis 2 ans. Rappelons qu’en mai 2009, après avoir procédé à un deuxième essai nucléaire, elle a été soumise à de nouvelles sanctions internationales, renforcées par les Etats-Unis en juillet. Washington exige par ailleurs de Pyongyang l’application des mesures de désarmement promises lors des précédentes négociations. Quelles leçons retenir de tout cela? Premièrement, la Corée du Nord continue de terroriser impunément ses voisins (Corée du Sud, Japon, etc) et sa population (qui vit dans la misère et connaît des famines). Deuxièmement, la Chine continue de jouer un double jeu en appelant à la « dénucléarisation de la péninsule coréenne tout en soutenant son allié gênant nord-Coréen qui menace d’embraser l’Asie. Troisièmement, l’alliance « confucéo-islamiste » qui unit la Chine, la Corée du Nord et l’Iran dans le cadre de la coopération nucléaire, balistique et industrielle, a survécu aux sanctions internationales. Les négociations avec l’Iran et la Corée du Nord ont surtout permis à ces régimes totalitaires de gagner du temps, de renforcer leur coopération et de mener à bien leurs programmes nucléaire et balistique. En comparaison, l’Irak de Saddam Hussein et la Serbie de Milosevic, pourtant dépourvus d’arsenal nucléaire et tout de même moins totalitaires que la Corée du Nord du psychopate Kim-Jong-Il, furent anéantis pour bien moins que ce qu’à commis Pyongyang. Mais la dictature communiste de Corée du Nord est protégée par une autre dictature communiste, la Chine, que plus personne n’ose qualifier comme telle, bien qu’elle continue à battre les records d’exécutions sommaires et des viols des droits de l’homme. C’est que la polie Chine post-maoïste et néo-confucéenne qui a une main dans l’OMC et le capitalisme et l’autre dans le totalitarisme rouge et le tiersmonde anti-occidental, protège les pires dictatures de la planète impunies (Corée du Nord, Soudan, Iran, Cuba, Vénézuéla, Zinbabwé, etc). Ayant récemment ravi au Japon la seconde place parmi les nations les plus industrialisées de la planète, elle est aujourd’hui la seule nation capable de rivaliser avec les Etats Unis dans tous les domaines de la puissance. Elle forme plus que jamais au sein des Nations Unies, avec les Etats islamiques de l’OCI et les pays Non Alignés du Tiersmonde, un super lobby anti-démocratique qui empêche le vote de toute sanction réellement efficace contre les régimes criminels du Zimbabwé, de Birmanie, du Soudan, de Cuba, ou d’ailleurs en Afrique, en Asie ou en Amérique latine, qui perpètrent des massacres de minorités ou violent les droits individuels mais qui disposent souvent de réserves de pétrole et de gaz… De là, comment s’étonner que les Nations Unies condamnent plus l’Italie et la France irréprochables en matière de gestion de l’immigration clandestine et de protection des minorités, que le Soudan, l’Iran, la Corée du Nord, l’Arabie saoudite ou encore la Syrie ou l’Indonésie ? « Selon que vous soyez puissants ou misérables »….

