Etat le plus peuplé d'Afrique (160 millions d'habitants), divisé entre un Nord majoritairement musulman et un sud chrétien (proportion de 50/50), le Nigéria, qui est par ailleurs le plus grand producteur de pétrole d’Afrique noire, n’est pas n’importe quel pays. Et le fait qu’il soit devenu un haut-lieu de la christianophobie planétaire puis une nouvelle terre d’expansion d’Al-Qaïda, a de quoi inquiéter.
Continuer à lire "Nigéria: La christianophobie meurtrière en..." »Mercredi, 28 décembre 2011
Nigéria: La christianophobie meurtrière en guise de cadeau de Noël…
Mardi, 27 décembre 2011
A propos de la crise franco-turque et de la loi sur le génocide arménien
Jeudi dernier, l'Assemblée nationale a adopté la proposition de loi de la députée UMP Valérie Boyer pénalisant la contestation de tout génocide, dont celui des Arméniens en 1915. Ce vote, attendu depuis plusieurs années et déjà reporté maintes fois en raison des pressions exercées par Ankara, a provoqué des réactions de colère du Premier Ministre turc Recep Taiyyp Erdogan, qui a rappelé son ambassadeur à Paris et a fustigé la « France de Sarkozy ».
Continuer à lire "A propos de la crise franco-turque et de la loi..." »Mercredi, 14 décembre 2011
Printemps arabe, hiver islamiste? les leçons des premières élections libres en Tunisie, au Maroc et en Egypte
Selon une idée en vogue, le “printemps arabe” aurait consacré la “démocratie musulmane” et devrait balayer à la fois les tyrans corrompus et les terroristes islamistes, dont la violence ne serait qu’une “réaction” aux dictatures militaires. Or cette vision qui présente les "révolutions arabes" comme un bloc unique et idyllique est selon nous fausse. Car ce “printemps arabe”, initié par des jeunes libéraux épris de liberté, de dignité et de laïcité, a vite débouché sur un “hiver islamiste”.
Mercredi, 30 novembre 2011
Entre la haine et l'espoir: le nouvel ouvrage de Jean Robin
Avec "Entre la haine et l'espoir", les éditions Tatamis révèlent pour la première fois en français le contenu de nombreuses émissions télévisées diffusées dans le monde arabo-musulman et portant des messages de haine, hélas captées sans le moindre filtre en France via les paraboles et autres satellites.
Continuer à lire "Entre la haine et l'espoir: le nouvel ouvrage..." »Mercredi, 23 novembre 2011
Troubles en Tunisie: interview de Mezri Haddad à France Soir, par Alexandre del Valle
Mezri Haddad, ancien ambassadeur de la Tunisie à l’Unesco qui avait démissionné pour soutenir la révolution ayant renversé Ben Ali, s’inquiète aujourd’hui de l’évolution de cette révolution au profit des islamistes
AdV pour France Soir: Le parti islamiste Ennahda est sorti vainqueur des élections tunisiennes. Partagez-vous l’avis de ceux qui affirment que ce parti serait devenu « démocrate » et qu’il aurait rompu avec toute pensée totalitaire ?
M. H. Je ne partage pas cet avis. Si je ne juge pas les dirigeants d’Ennahda, je constate que son idéologie est fondée sur la confusion totale du religieux et du politique. Elle ne peut donc être que philosophiquement totalitaire.
F.-S. Avez-vous des exemples précis de la volonté des islamistes tunisiens d’instaurer progressivement un régime religieux, liberticide, étouffant les voix discordantes, notamment celles des laïques ?
Jeudi, 27 octobre 2011
« Printemps arabe, hiver islamiste » ?, les leçons de la victoire des islamistes d'Ennahda aux élections du 23 octobre dernier en Tunisie
La formule est-elle pertinente? Tout dépend ce que l’on entend par islamiste. Si l’on définit par là les mouvements terroristes ou totalitaires se réclamant de l’islamisme radical salafiste (dans le monde sunnite) ou de la révolution islamique iranienne (chiite), « l’hiver islamiste » n’est pas nécessairement l’expression appropriée, en tout cas pour la Tunisie, où les anti-islamistes veillent au grain (car le parti Ennahda, qui vient de remporter les premières élections libres tunisiennnes, le 23 octobre dernier, devra composer avec eux). L’expression peut paraître également inappropriée en Egypte, où une alliance a déjà été scellée entre les Frères musulmans, qui ont là aussi le vent en poupe, et l’Armée, qui accompagne ce mouvement d'islamisation et l'encadre en même temps. Et a fortiori au Maroc, où l’intelligent roi Mohamed VI a pour l’instant réussi à préserver sa légitimité et son trône face aux révolutionnaires inspirés de l’exemple tunisien, puis à contenir la poussée islamiste radicale en s’appuyant sur les « islamo-conservateurs » soufis, puis ne cédant pas à la tentation périlleuse de réprimer les islamistes du parti de la Justice et du Développement. Mais si l'on entend par "hiver islamiste" tout simplement la progression de l'islam politique, la réislamisation des programmes, des discours, des lois, etc, elle désigne une réalité incontournable dans tout le monde musulman: la réponse à une "demande d'islam" généralisée des masses et des nouvelles élites post-coloniales exclues trop longtemps du pouvoir par les dictateurs soi-disant "anti-islamistes". EN ce sens, "l'hiver islamiste" désigne le second moment des révolutions arabes, celui par lequel le dilemme longtemps insoluble: "la peste de la dictature militaire face au choléra islamiste" a été résolu en faveur du "moins pire" des deux phénomènes: la solution islamique, jugée plus légitime, plus "indigène", plus juste, plus sociale, moins corrompue, et, à l'exemple du "modèle turc", plus "démocratique".
Continuer à lire "« Printemps arabe, hiver islamiste » ?, les..." »Mardi, 13 septembre 2011
Les minorités face à la révolution syrienne, comment sortir du dilemme dictature laïque/ou révolution islamique?
D'après de nombreux commentateurs, la solution qui permettrait au monde arabe et notamment à la Syrie de sortir du dilemme insoluble dictature laïque-nationaliste (genre baas) versus révolution islamque, résiderait dans ce qu'on appelle communément le "modèle turc", c'est-à-dire un régime qui aurait réconcilié l'islam politique, devenu "conservateur" et la démocratie. En théorie, ce modèle proposé par les islamistes tunisiens, lybiens ou égyptiens proches des Frères musulmans est séduisant. Mais les opposants démocratiques des pays arabes attachés à la laïcité, musulmans sunnites ou membres des minorités, y voient parfois un piège, un stratagème conçu par les forces de l'islamisme international pour prendre le pouvoir « par étapes », selon l’expression favorite des Frères musulmans, et faire baisser la garde des forces laïques et de l'Occident... Toute la difficulté pour les démocrates laïques arabes sera de ne pas renoncer à la révolution et même de continuer à y jouer à rôle majeur comme au début, sans pour autant devenir des idiots utiles des Frères musulmans, de loin les plus puissants, organisés, armés, financièrement soutenus et capables de remporter des élections...
Continuer à lire "Les minorités face à la révolution syrienne,..." »Lundi, 11 avril 2011
Révolutions arabes et défi migratroire
L’une des conséquences des révolutions arabes est l’afflux vers l'Eurpe de milliers d’immigrés clandestins en provenance du Maghreb et d’Afrique noire. Ces dernières années, en échange de milliards d’euros, Kadhafi contenait ceux qui transitaient par son pays. Aujourd’hui, la Libye les laisse passer. En cas de chaos révolutionnaire généralisé au Maghreb, la coopération policière avec la Tunisie, l’Algérie ou le Maroc pourrait également voler en éclat et voir le phénomène se généraliser.
Continuer à lire "Révolutions arabes et défi migratroire" »Et si la Syrie basculait ?
A Deraa, ce week-end, trente manifestants ont été tués par les forces de sécurité syriennes. Dans la presse occidentale, cette ville est présentée comme un haut lieu de la contestation. Or Deraa était jusqu’à peu un fief du parti Baas au pouvoir à Damas. Lorsque la vague révolutionnaire a gagné la Syrie, en février, les clans de Deraa étaient encore fidèles au régime.
Continuer à lire "Et si la Syrie basculait ?" »Dimanche, 13 mars 2011
Le syndrome du divorce: Côte d'Ivoire, Belgique, Soudan, Kosovo...
Deux pays paralysés. Deux situations bloquées, apparemment sans issue. Et si une séparation valait mieux qu'un long conflit ?
Après avoir participé à l'infructueux sommet d'Addis-Abeba (Ethiopie), Alassane Ouattara a eu des difficultés à retourner dans son pays. Son adversaire Laurent Gbagbo a décrété vendredi une interdiction de survol de son pays par les vols des Nations unies. Le blocage est complet.
Samedi, 5 mars 2011
De la dictature à la démocratie, par Alexandre del Valle
De nombreux acteurs des révolutions qui secouent les pays arabes en ce moment s’inspirent d’un manuel révolutionnaire, De la dictature à la démocratie (1993), écrit par l'expert américain Gene Sharp. Ce best-seller mondial traduit en 30 langues, téléchargeable sur internet, http://www.aeinstein.org/organizations/org/FDTD_French.pdf, enseigne les techniques permettant de renverser pacifiquement toutes les dictatures.
Continuer à lire "De la dictature à la démocratie, par..." »Mardi, 7 décembre 2010
Italie : la fin de Silvio Berlusconi ?
Discrédité à l’étranger, attaqué par d’ex-alliés de droite qui réclament sa démission et préparent une motion de défiance contre lui, égratigné par les « révélations » de WikiLeaks, le Cavaliere semble jouer le dernier acte d’une tragi-comédie ponctuée de procès et de scandales sexuels.
Lundi, 29 novembre 2010
Le chantage à la guerre de la Corée du Nord
Depuis l'attaque de Pyongyang contre la Corée du Sud, mardi dernier, la tension est au plus haut. Séoul s’attend à de nouvelles "provocations" de la dictature nord-coréenne qui dénonce les manoeuvres navales américaines et sud-coréennes commencées dimanche en mer Jaune.
Mercredi, 28 juillet 2010
Vénézuela : Hugo Chavez montre les dents
En prévision d'une « éventuelle attaque » de la Colombie, le président vénézuélien Hugo Chavez a déployé ce week end ses troupes le long de la frontière de la Colombie.
Samedi, 17 juillet 2010
Les musulmans, premières victimes du terrorisme islamiste : Somalie, Irak, Pakistan…
Pour certains, Al Qaïda serait à bout de souffle, et l’islamisme radical ne serait qu’une réaction à « l’impérialisme occidental ». En fait, les nouvelles du Jihad montrent plutôt que les islamo-terroristes tuent d’abord et surtout leurs « frères » musulmans. Au Pakistan, l’attentat suicide perpétré le 9 juillet dans le nord-ouest du pays (région du Mohmand) près de la frontière afghane (102 morts) visait non les forces américaines, mais les humanitaires de l’ONU et des civils musulmans.




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