Brèves
Menace islamiste et déferlante islamiste en Europe
Partout en Europe, les problèmes d’insécurité et d’identité, dont ceux liés à l’islamisme radical, figurent parmi les préoccupations majeures des électeurs. Une véritable bombe à retardement électorale pour les partis au pouvoir. En Suède, l’attentat suicide perpétré samedi soir à Stockholm par des islamistes réclamant la tête du dessinateur Lars Vilks qui a caricaturé Mahomet et dont la maison a été incendiée, donne du grain à moudre au Parti démocrate (nationale-populiste) qui fait du rejet de l’islam son thème favori. Au Danemark, le Parti du Peuple danois (PPD, droite-populiste), bataille contre la construction des mosquées. En Suisse, le référendum de l'UDC (droite populiste) sur le retrait du droit de séjour des étrangers coupables d’infractions a été approuvé juste un an après celui interdisant les minarets. En Italie, tandis que la députée d’origine marocaine Souab Sbahi, membre du parti de Silvio Berlusconi (Pdl) a proposé une loi contre la Burqa au terme d’un vif débat sur l’identité nationale et l’islamisme, la Ligue du Nord (parti populiste-autonomiste), membre de la coalition gouvernementale, multiplie les déclarations contre l’islamisation. En Hollande, le Parti pour la Liberté (PVV) de Geert Wilders, qui compare le Coran au nazisme, troisième parti du Parlement, conditionne son appui au gouvernement à l’adoption de lois contre la burqa et l’islamisation. En France, Marine Le Pen a comparé vendredi soir les prières de rue organisées par des mosquées parisiennes à l’« occupation ». A l’instar du FN, crédité de 12 à 14% des intentions de vote, les partis populistes anti-immigration sont en progression partout en Europe et ils inquiètent les partis au pouvoir. D’où l’appel de certains représentants de ces partis à se réapproprier ces questions, afin qu’elles ne soient pas monopolisées par les extrêmes.
Read MoreLa Russie tiraillée entre l’Orient et l’Occident
Le 17 juin dernier, les Etats-Unis et l’UE ont voté de nouvelles sanctions contre l’Iran plus sévères que celles de l’ONU du 9 juin. Une décision qui embarrasse Moscou, tiraillée entre alliance avec l’Iran et rapprochement avec l’Occident.
La reconnaissance du génocide arménien, un cassus belli pour la Turquie?
Alors que Nicolas Sarkozy a reçu son homologue arménien Serge Sarkissian la semaine dernière, la Turquie refuse toujours de ratifier l’accord avec l’Arménie et continue de nier le génocide arménien
Read MoreComment fonctionne l'islamiquement correct?
Par Alexandre del Valle*
L'affaire des Minarets suisses, comme avant elle les désormais célèbres "affaires du voile", ou affaires des "caricatures de Mahomet", sans oublier le discours du Pape à Ratisbonne en 2006, ont toutes en commun de relever de l'islamiquement correct, version la plus radicale et la plus nettement anti-occidentale du Politiquement correct.
Retour sur l’Affaire des Minarets
Depuis le référendum sur les minarets tenu en Suisse, on entend s'élever partout en Europe et dans le monde des voix moralisatrices et islamiquement correctes qui condamnent non seulement la consultation populaire par laquelle les électeurs helvètes ont rejeté les Minarets mais aussi le peuple suisse souverain lui-même, accusé de faire le jeu des partis de droite populistes ou « racistes », d’être devenus intolérants et « islamophobes », etc, « rejeter l’Autre », de remettre en questions les droits de l’Homme, etc.
Read MoreLe Président Suisse s'excuse auprès de la dictature libyenne
Selon le LEMONDE.FR avec Reuters, le Président de la Suisse, Hans- Rudolph Mertz, a déclaré : « Nous présentons nos excuses pour ce qui est arrivé à Hannibal Kadhafi… ». Mais que s’est-il donc passé pour que la Suisse, pays neutre s’il en est, et fier de l’avoir toujours été depuis son indépendance en 499 ? Par Alexandre Del Valle et Stéphane Pelzer
Read MoreL'Indépendance du Kosovo : la Boîte de Pandore des séparatismes ethniques?
Face aux réserves des « frères orthodoxes » et au véto russe que Moscou menace de brandir à l’ONU pour empêcher toute indépendance du Kosovo, le "premier ministre" kosovar et ex-combattant de l’UCK albanaise (mouvement terroriste lié à la Mafia albanaise qui avait réclamé la sécession et déclenché les représailles serbes puis l’intervention américaine en 19898-99), Hachim Taçi, avait voulu rassurer en déclarant à Bruxelles qu'il ne « ferait rien en ce qui concerne l'indépendance du Kosovo sans l'accord de l'UE et des Etats-Unis »... Mais chacun sait que la majorité des Etats de l’UE et les Etats-Unis ont d’ores et déjà assuré qu’ils ne s’opposeraient pas à la sécession du Kosovo. C’est ainsi que le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki Moon s’est rendu dans les Balkans pour faire pression sur les pays européens hésitant encore à reconnaitre l'indépendance de la province serbe. Quant à la secrétaire d'état américain Condolezza Rice, plus directe encore, elle a appelé les Européens à ne pas attendre pour entériner l’indépendance future de la province serbe peuplée majoritairement d’Albanais et qui a été vidée de ses minorités serbes depuis la guerre de 1998-99. Washington s’emploie ainsi à convaincre des pays aussi différents que le Japon, les Etats islamiques du Golfe ou la Turquie, avertissant même que l’indépendance pourrait se faire en l’absence d’unanimité européenne, 15 pays favorables sur 27 étant jugés « suffisants »...
Or les conséquences géopolitiques de l’indépendance unilatérale du Kosovo sont nombreuses :
1/ elle inciterait nombre d’Etats dans le Monde à défier le droit international et le statu quo des frontières reconnues, faisant imploser pléthore d’Etat fragiles et multiculturels, pas uniquement en Afrique ou en Asie ou en Amérique latine, mais jusqu’à nos démocraties pacifiques : Belgique, menacé de partition entre Flamands et Wallons ; Italie du Nord avec le sécessionnisme de la Ligue du Nord, voire avec la Sicile et la Sardaigne; Espagne avec le terrorisme basque et l’autonomisme catalan, sans oublier leurs émules récentes l'Andalousie et la Galicie ; Grande Bretagne, avec l'Ecosse, notamment; France, avec la Corse, mais aussi la Nouvelle Calédonie et les Antilles françaises, etc; et bien sûr la République de Chypre, menacée par les intentions sécessionnistes désormais officielles de la République turque du Nord illégale, qui occupe pour le compte de la Turquie et en présence de 40 000 sodats turcs, le Nord de l'île de Chypre, etc.
2/ Elle pourrait provoquer le retour des guerres ethniques dans les Balkans et rompre le fragile équilibre instauré depuis la guerre du Kosovo: le nord de la province du Kosovo peuplé de Serbes, de plus en plus inquiets pour leur survie, face à la majorité hostile albanophone, pourrait lui aussi faire sécession du Kosovo indépendant, pour se joindre à la Serbie, ce qui pourrait provoquer une nouvelle crise grave entre Albanais et Serbes. Le fait que les Albanais du Kosovo s’unissent progressivement à l’Albanie voisine inciterait également les Serbes de Bosnie à remettre en question les accords de Dayton et à rejoindre la Serbie, puis les Croates de Bosnie-Herzégovine de faire de même et rejoindre la Croatie mère. Les Magyares (Hongrois) de Roumanie et de Serbie pourraient être tentés de reconstituer eux aussi la grande Hongrie et feraient imploser plusieurs Etats, etc… Sans oublier les sécessionnistes-indépendantistes albanais de Macédoine et du Monténégro, et même du Sud de la Serbie et de l'Epire du Nord (Grêce), qui, galvanisés par le dangereux précédent kosovar, pourraient franchir le rubicon et faire imploser plusieurs Etats, donnant à tant de rebelles du monde entier l'idée de remettre en questions "l'intangibilité des frontières", l'un des fondements du droit international et des Nations Unies...
Bref la boîte de Pandore du sécessionnisme, des rebellions indépendantistes et du micro-nationalisme ethnique et religieux risque de se rouvrir et de faire voler en éclat les mêmes postulats « multiculturalistes » et tolérants qui avaient présidé aux « guerres justes » anti-serbes des années 90 qui firent imploser l’ex-Yougoslavie, désormais remplacée par le virus des partitions ethno-nationalistes. Le syndrome de la "balkanisation" a de l'avenir et l'on comprend pourquoi l'Espagne et tous les Etats de la planète menacés par des rebellions sécessionnistes craignent tant l'indépendance annoncée du Kosovo...
Le syndrome du Kosovo ?
Les Albanais du Kosovo ont procédé dimanche, à Pristina, comme initialement annoncé, à leur proclamation d’indépendance, réalisant ainsi un rêve nationaliste après huit ans d'administration onusienne.
Read MoreLe nouvel avertissement vidéo de Ben Laden
Dans un message où il est apparu la barbe teinte en noire, symbole des Salafistes sur le sentier de la guerre, le chef d’al-Qaïda a mis en garde les musulmans contre « tout soutien au gouvernement irakien appuyé par les Etats-Unis ».
Retour sur l'affaire tchadienne et le scandale de l’Arche de Zoé
Incompréhensions franco tchadienne :Le Président Sarkozy assure que les six membres de l'ONG seront jugés en France. De son côté, le président tchadien Idris Déby, en proie à des contestations populaires violentes dont il doit tenir compte pour ne pas paraître céder à « l’arrogance colonialiste de la France », fait monter les enchères.
L’adhésion de la Turquie à l’Union européenne passe-t-elle par Chypre ?
L’occupation turque au centre des élections. En février, les Chypriotes éliront leur Président.
Read MoreCalixthe Belaya, l'écrivain africaine qui décoiffe!
Calixthe Beyala (voir photo sur le site) est une écrivain réputée et à succès, auteur de nombreux romans et essais. Elle dirige le Club Elite et le Collectif Egalité. Ses préoccupations géopolitiques sont moins connues
Read MoreCHYPRE
La question chypriote, obstacle à l’entrée de la Turquie dans l’UE ?
Après la visite du Président turc dans la partie illégale de Chypre
Récemment élu, le Président turc Abdullah Gül, « islamiste modéré », issu du Parti AKP, a été présentée comme un homme de dialogue susceptible de plus de souplesse que les nationalistes sur la question de Chypre, occupée depuis 1974 par la Turquie. La visite du 19 septembre dans la partie occupée de l’île a démontré qu’il n’en est rien. Sur la même ligne que les militaires laïcs, Gül n’a pas plaidé la réunification de Chypre, exigée par l’ONU et l’UE, mais la sécession : «il y a deux peuples différents à Chypre, deux démocraties différentes, deux Etats différents et deux religions différentes »… Il est vrai que les dirigeants chypriotes turcs ont toujours été pour la séparation. Mais c’est la première fois qu’un Président turc déclare publiquement ses visées sécessionnistes. Le « syndrome du Kosovo »* commence à faire effet.
L’indépendance du Kosovo: rêve des Albanais, cauchemar des Serbes...
L’envoyé spécial de l’ONU au Kosovo, Martti Ahtisaari, a récemment proposé de séparer le Kosovo de la Serbie, véritable acte de naissance d’un nouvel Etat sur des bases démographiques permis par la défaite de la Yougoslavie face aux forces occidentalo-américaines en 1999.
Mais sur le plan du droit international, ce nouvel Etat violerait la résolution 1244 de l’ONU qui préconisait le maintien de la Province du Kosovo, certes peuplé à 85 % d’Albanais, mais cœur historique de la Serbie et de l’Eglise orthodoxe serbe, dans le giron serbo-yougoslave, c'est-à-dire dans les frontières internationalement reconnues de la Serbie. L’Espagne, la France et la Grande Bretagne soutiennent la proposition d’Ahtisaari, appuyée par les Etats-Unis, qui abritent depuis longue date un lobby albanais-anti-serbe influent, tandis Moscou envisage de bloquer la proposition d’indépendance par son véto à l’ONU. Autre problème, moral cette fois-ci : une récente note des services secrets allemands, le BND, rédigé par le Général de Brigade Luke Neiman, a révélé que M. Ahtisaari, lié aux leaders séparatistes Albanais, aurait reçu de ces derniers des sommes d’argent considérables. En attendant de voir si ces rumeurs qui font actuellement scandale en Allemagne sont fondées, la perspective d’indépendance du Kosovo risque de raviver la crise déjà ouverte entre la Russie et l’Occident. D’autant que les Etats-Unis sont prêts à l’imposer aux Serbes et aux Russes en contournant l’ONU. Or cette perspective inquiète les non-Albanais du Kosovo, victimes depuis 1999 d’une épuration ethnique qui ne dit pas son nom.
L’Affaire Betancourt : la méthode Sarko après le succès libyen
Ingrid Betancourt a été libérée ! Telle est la rumeur qui courait à Paris lorsque l’on apprit le 4 août dernier que la franco-colombienne retenue en otage chez les guérilleros colombiens des FARC, allait être libérée, ceci grâce à la médiation du président vénézuélien Hugo Chávez, dont le pays accueille depuis des années la base-arrière des FARC. D’après cette même rumeur, colportée à partir d'une source militaire colombienne par Patricia Poleo, une journaliste vénézuélienne exilée à Miami, Caracas et Paris discuteraient d'un marché d'armement (Chávez voulant acquérir des avions Mirage), objectif semblant concorder avec la déclaration de Nicolas Sarkozy au moment de sa victoire du 6 mai 2007 : « La France n’abandonnera pas Ingrid». Certains parlent même d’une prochaine mission « à la libyenne » de Cécilia Sarkozy, parfaitement hispanophone et préoccupée par ce dossier. D’où la demande exaucée de Sarkozy de libérer le 4 juin 2007 l’un des chefs des FARC, Rodrigo Granda, exilé à Cuba.


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