Géostratégiques
Islam et alterité : la Dhimma et la supériorité de la Oumma
A. LE “ PACTE DE OMAR ” OU DHIMMA TYPE Ce document n’est sans doute pas dû, en tout cas pas tout entier, au premier calife de ce nom (VIIème siècle) comme certains auteurs l’ont prétendu, mais il a été appliqué pendant plusieurs siècles aux Dhimmis (juifs et chrétiens) des pays islamiques
B. LE PRECHE D’UN IMAM A PARIS : “ FRERES, VOUS ETES LA MEILLEURE NATION SUR TERRE ” Prône recueilli par Philippe Aziz, Le Point, 28 août 1993.
Read MoreDe la stratégie à la géopolitique, quelques éléments d'une approche pluridisciplinaire
Qu'est-ce que la stratégie ? D'après l'étymologie grecque, la stratégie signifie « conduire l'armée », Platon précisant d'emblée que la guerre, donc la stratégie, doit être soumise à la politique, l'art militaire à celui du gouvernement. Avant les Grecs, Sun Tzu (VIème siècle avant J.C) est le premier théoricien reconnu comme tel de la stratégie, son Art de la guerre étant encore étudié par tous les stratégistes et stratèges et conservant une surprenante actualité, notamment en raison de l'importance accordée par le penseur chinois aux moyens psychologiques et non militaires dans la guerre, phénomène qui caractérise plus que tout autre l'ère stratégique moderne du nucléaire. Il faudra toutefois attendre 1794 pour qu'apparaisse pour la première fois dans notre langue le mot stratégie, sous la plume du général prussien Frierdrich Wilheim Bülow.
Read MoreStratégie américaine en Eurasie et conséquences de la guerre du Kosovo
La situation géopolitique mondiale de l'Après Guerre Froide a donné naissance à un monde à la fois multipolaire (la Russie et les Etats-Unis ne sont plus les deux seules puissances en lice) et unipolaire, la suprématie de l'« Hyperpuissance » américaine étant, pour l'heure, sans égal. Or les stratèges d'Outre Atlantique savent pertinemment que cette « unipolarité », cette position hégémonique globale qu'ils détiennent, permise par l'effondrement de la menace soviéto-communiste et de la Russie, est momentanée.
Read MoreLes Relations Union européenne-Russie, de la Guerre Froide à la guerre du Kosovo : approche géopolitique et stratégique
La géopolitique moderne est une approche pluridisciplinaire, qui prend en compte les rivalités de pouvoirs dans la mesure où celles-ci portent sur des territoires. Car le contrôle (ou la possession) du territoire est un moyen d'exercer une autorité ou une influence sur les hommes et les ressources qui s'y trouvent. En France, deux grands géopolitologues ont contribué à réhabiliter cette discipline, jadis surtout étudiée en Allemagne, en Russie et dans les pays anglo-saxons : le Général Pierre Marie Gallois, pour qui la géopolitique étudie « l'influence du milieu sur l'homme », et le géographe Yves Lacoste, d'après lequel la géopolitique est « une démarche intellectuelle » ayant pour objet « l'étude des rivalités territoriales de pouvoirs et leurs répercussions dans l'opinion »[1]. .
article paru dans Géostratégiques, février 2001, 25 pages
Read MoreLa Macédoine face à l'irrédentisme albanais : un conflit identitaire sur la route de l'Otan et de la mafia albanaise.
Grande comme quatre départements français, avec près de 2,3 millions d'habitants, la Macédoine est rattrapée par la tourmente balkanique. Déjà ébranlée par l'épisode du Kosovo, qui avait jeté près de 300 000 albanais en fuite dans la banlieue de Skopje, sa capitale, la jeune nation a subi de plein fouet la déstabilisation lancée par la guérilla albanaise de l'Armée de libération nationale des Albanais de Macédoine (UCKM).
Read MoreGenese Et Actualite De La "Strategie" Pro-Islamiste Des Etats-Unis
Depuis la fin des années soixante-dix, les États-Unis ont, indirectement ou directement, involontairement ou volontairement, soutenu des mouvements islamistes, principalement sunnites. Ce constat peut surprendre, si l'on se réfère aux raids américains contre des bases terroristes d'Oussama Bin Laden durant l'été 1998, eux-mêmes consécutifs aux attentats anti-américains perpétrés le 7 août à Dar es-Salam et Nairobi. Washington a en outre déclenché depuis plusieurs années une croisade médiatique et levé des embargos contre la Libye, l'Iran, et le Soudan, États appartenant au courant le plus révolutionnaire de l'islamisme. Mais c'est cet aspect révolutionnaire et réformiste, bien plus que le fondamentalisme religieux en tant que tel, qui déplaît à Washington. Car les États-Unis ont pour priorité de conserver une emprise sur les réserves d'hydrocarbures du Moyen-Orient. Il s'agit par conséquent de contrarier les mouvances les plus modernistes (Irak) et révolutionnaires (Libye, Iran) de l'islam, désireuses d'échapper à "l'impérialisme économique" américano-saoudien, et de s'appuyer sur les régimes les plus conservateurs (souvent fondamentalistes) dépendants de l'Occident, afin de renforcer la présence des sociétés américaines dans ces zones. Ceci permet de comprendre pourquoi Washington a soutenu, depuis les années 70, des mouvements islamistes sunnites allant des Frères musulmans syriens aux Taliban afghans et à la Gamaà égyptienne, en passant par le FIS, les Islamistes bosno-albanais, sans oublier les Wahhabites saoudiens, précurseurs et financiers de la mouvance islamiste sunnite. Les "atlantistes" européens devraient donc prendre conscience que les Américains, s'ils ne sont pas des "ennemis", n'en défendent pas moins avant tout - et cela est légitime - leurs intérêts propres, y compris lorsque la défense de ceux-ci passe par des alliances tactiques avec des régimes que les valeurs de la nation américaine semblent condamner et qui menacent les Etats européens.
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